12.12.2008

Pour un budget participatif à Genève

Nés au Brésil, les budgets participatifs prennent pied en Europe. L’idée de ces budgets est de permettre à la population de décider directement de l’affectation d’une part du budget communal. Je ne connais pas d’exemples portant sur des entités de niveau supérieur à la commune. La taille de la municipalité n’est cependant pas un obstacle, care certaines de celles qui ont mis en œuvre ces budgets sont de grandes villes

A Hambourg, le budget participatif a été introduit en 2006 à l’initiative d’un élu municipal Chrétien Démocrate, Rüdiger Kruse. Son idée est simple.

La ville de Hambourg traîne une dette de quelque 10 milliards d’euro, dont les intérêts grèvent d’environ un milliard le budget municipal annuel. R. Kruse a obtenu que la ville rembourse 200 millions d’euros de dette chaque année et consacre la moitié des intérêts ainsi économisés à des projets choisis directement par les citoyens.

Alors que les sceptiques annonçaient l’échec de ce projet, car le public devait nécessairement vouloir dépenser toujours plus, l’expérience a montré que le contraire est vrai. Le budget participatif a permis de réduire les dépenses de la ville.

Le problème a été de rendre intelligible la complexité des choix budgétaires. Pour cela, un logiciel a été développé par une compagnie informatique issue d’un partenariat public-privé. Ce logiciel affiche les différents postes du budget (salaires, subventions par nature, etc.) sous forme de camemberts et les utilisateurs peuvent déplacer un curseur pour faire varier les valeurs d’un minimum de 50% de la valeur affichée à un maximum de 150%.

Une règle, cependant : les dépenses totales de la ville doivent rester constantes, mais les citoyens peuvent proposer une baisse des dépenses globales.

Les citoyens qui ont fait usage de cette possibilité tendaient à dépenser plus pour la prise en charge des enfants et l’éducation et moins pour la culture et l’assistance sociale.

Cette procédure n’a pas (encore?) de statut légal et les propositions des citoyens ne sont donc «que» des propositions. Reste qu’elles ont eu un impact sur les débats au parlement municipal, lequel s’est efforcé de présenter des budgets équilibrés.

Source : http://www.headstar.com/egblive/?p=172

Faites l’expérience du logiciel à http://demos.tutech.de, avec comme username et mot de passe le mot «test».

Le logiciel utilisé à Hambourg est mis à disposition d’autres collectivités locales. Voir www.demos-budget.eu.

08.12.2008

Initials B.B.

Vous vous souvenez de la chanson de Gainsbourg «Initials B.B.»? «Tandis que des médailles/d’impérator/font briller à sa taille/le bronze et l’or/le platine lui grave/d’un cercle froid/la marque des esclaves/à chaque doigt».

Imperator et esclave, Bush et Blocher, empereurs de pacotilles et esclaves de leur idéologie et de leur ego. Les Américains en ont pris pour huit ans, les Suisses pour quatre - à ce jour.

Je n’ai jamais compris les «bonnes» raisons d’élire les deux «B». Pour une bonne raison: il n’y en avait pas hier, et il n’y en a pas aujourd’hui.

Le spectacle de notre «B» national (prénommé C) appelle un épithète: peinlich. «Peinlich, CB, peinlich». Ca pourrait faire une chanson.

Moins sexy qu’«Initials B.B.»! Mais pas forcément moins jouissif.